Les productions biologiques de lait, d’œufs, de viande rouge et de volaille, n’utilisent aucun régulateur de croissance, antibiotique, hormone, agent de conservation, colorant ou additif artificiel. Voilà pourquoi les aliments biologiques sont plus sains et ont meilleur goût ! Les études ont prouvé que les oeufs et le lait issus d'élevage conventionnel contenaient des résidus impressionnants de pesticides, d'hormones et d'antibiotiques.
Les normes de l’agriculture biologique garantissent le bien-être et favorisent naturellement la santé des animaux. Ceux-ci reçoivent une alimentation complètement biologique (sans pesticides, ni OGM). Ils ont accès à l’extérieur et font partie d’un troupeau ayant une densité raisonnable. L’animal bio vit dans un environnement propre, bien ventilé et éclairé par la lumière du jour. L’accès à l’eau et à la nourriture est garanti. L’animal bio dispose aussi d’un espace suffisant pour se tenir debout, se coucher, se reposer, se nettoyer, s’étirer ou battre des ailes. Par exemple, la volaille ne peut être élevée en cage. En élevage conventionnel, les poules vivent entassées dans des cages et souvent sans aucune lumière naturelle. Comme les poules ont besoin de picorer, elles finissent par se picorer entre elles dans ces conditions. C’est pourquoi les poules conventionnelles se font le plus souvent amputer le bec... En agriculture biologique, la poule peut voir la lumière du jour, aller à l’extérieur pour battre des ailes, courir ou construire un nid et y pondre ses œufs !
Pour être en bonne santé, les animaux ont besoin d’une saine alimentation, d’exercice et d’un environnement où le stress est réduit. L’agriculture biologique se préoccupe de la santé des bêtes et des gens. Aucun antibiotique ou médicament ne peut être mélangé à la nourriture du troupeau. Cette pratique courante dans l’industrie conventionnelle est d’ailleurs remise en question à cause de l’antibiorésistance (1), un problème jugé sérieux par l’ensemble des intervenants du secteur de la santé humaine et animale. Il semble que la production industrielle de viande ne peut tout simplement pas aller de pair avec des animaux en santé sans avoir recours aux médicaments. Les éleveurs conventionnels choisissent leurs bêtes en fonction de leur capacité à prendre du poids rapidement ou à produire plus d’œufs ou de lait. Ces animaux sont ensuite entassés pour rentabiliser l’espace au maximum. Étant nombreux et rapprochés, ils sont plus sensibles aux maladies. Sans médicaments préventifs dans ces conditions, ils tombent forcément malades.
En agriculture biologique, l’animal ne reçoit d’antibiotiques que s’il est vraiment malade et souffrant, mais en aucun cas pour accélérer la croissance ou pour prévenir les risques liés au confinement d’un trop grand nombre de bêtes dans un espace restreint. Un animal bio qui reçoit des antibiotiques ne peut être vendu sous appellation « biologique »et doit donc être écoulé sur le marché conventionnel. Pour prévenir les maladies, l’agriculteur biologique choisit des races plus rustiques et mieux adaptées, il réduit la densité du troupeau, isole les bêtes malades, prolonge la période d’allaitement naturel des nouveau-nés. Ces procédés favorisent le développement du système immunitaire et réduisent presque à néant le recours aux médicaments.
Le sol, l’air et l’eau sont des ressources naturelles indispensables à la vie sur terre. L’agriculture biologique prend soin de l’environnement et contribue donc directement à notre qualité de vie. La ferme biologique est diversifiée afin de préserver un équilibre entre les surfaces servant à la culture et le cheptel d’élevage. Cela évite, entre autres, les problèmes causés par les surplus de lisier. Les normes biologiques exigent des producteurs qu’ils gèrent les déjections animales de façon à ne pas dégrader le sol et l’eau. Pour ce faire, les agriculteurs optimisent le recyclage des nutriments et respectent les taux maximum que le sol est capable de supporter. Les normes prévoient également que le nombre d’animaux au pâturage demeure restreint pour éviter que le sol ne se dégrade. Dans la gestion des déjections, les agriculteurs biologiques optent pour des pratiques comme l’élevage sur litière solide et le compostage. On prévient ainsi la surfertilisation et le ruissellement vers les cours d’eau.
Soucieuse de l’environnement, l’agriculture biologique locale permet donc une régénération des écosystèmes, préserve l’équilibre des sols et des eaux et assure le bien-être des animaux. Elle offre aussi des perspectives intéressantes pour le développement socioéconomique des régions, car elle s’intègre bien dans les communautés rurales et établit un lien durable entre villes et campagnes.
Alors pour votre santé et celle de vos enfants, consommez bio !
(1) En effet, par divers mécanismes d’adaptation et de mutation, certains germes acquièrent une résistance vis à vis des antibiotiques.
Livre d'or